Bienvenue sur le blog de mes stages et ateliers  d'écriture !

Textes écrits par des participants à mes ateliers et à mes stages d'écriture, manifestations littéraires, concours... 

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Isabelle P.
05 novembre 2026
Textes d'ateliers

C'était la première fois que j'entrais dans un musée.Un petit musée de rien du tout. Dans une ville dont je ne me souviens même plus le nom. Nous nous étions arrêtés au hasard de notre périple de jeunes baroudeurs en vacances. Ça sentait le vieux bois ciré, la poussière vert-de-gris e...

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Invité - Manon
6 octobre 2026
La dose de curiosité frustrée après la lecture confirme que c'est un bon incipit
Invité - Isabelle LE NéZET
21 septembre 2026
Quel joli voyage. Et si vrai sur la fin quand on aborde les agglomérations après avoir déa...

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04 November 2026
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À l’occasion de la préparation du recueil des éditions de l'HAR intitulé l'HAR du faux, je me suis trouvée plongée dans l’écriture du faux. Qu’est-ce donc qu’écrire le faux ? Comment l’aborder ? Quelles sont les grandes alternatives qui s’offrent à l’auteur qui souhaite explorer ce thème ? J’ai pu rapidement distinguer deux catégories de textes sur le faux : ceux qui racontent l’introduction du faux dans le réel (vie de faussaire, de mythomane, récit d’escroquerie…) et puis une seconde forme plus subtile ou plutôt plus radicale, celle dans laquelle le texte lui-même est un faux. Il ne se présente plus comme une fiction, mais comme un pan de réalité qu’il fausse, déforme, renverse. Ainsi, les nouvelles de ce recueil serontclassées selon ce critère. D’abord les récits « d’usages de faux » dans la vie réelle et puis les écrits de faussaires. Qu’elles soient de l’un ou de l’autre type de rapport au faux, cette fréquentation assidue du faux, m’a rapidement amenée à la conviction qu’il existait une sorte de résonance, une affinité particulière entre ce que l’on pourrait désigner par l’expression l’art du faux et la nouvelle qu’elle soit classique ou pas. Écrire une nouvelle avec pour thème le faux et son usage serait ainsi comme pratiquer l’art de la nouvelle au carré o - pour utiliser une terminologie plus précise - une sorte de mise en abime du faux. En effet, depuis son origine, le genre « nouvelle » semble jouer avec le faux. Il s’est souvent présenté sous des habits trompeurs : fausse chronique, faux manuscrit retrouvé, fausse lettre, faux témoignage, autant de dispositifs qui visent à faire de la nouvelle un document authentique pour mieux susciter la croyance du lecteur en sa véracité. La brièveté elle-même crée l’impression d’histoire vraie : la nouvelle passe pour un fragment, une confidence, un partage. Le roman, avec ses ramifications et ses péripéties, s’y prête moins : son lecteur sait, le plus souvent, et sans ambiguïté qu’il est dans la fiction - je ne tiens pas compte ici de l'autofiction. Dans une nouvelle réussie, au contraire, le lecteur ne se laisse pas seulement happer par l’histoire : il y croit. Maupassant excelle à donner l’impression de raconter un fait authentique ; l’art de la nouvelle est un art de l’artifice convaincant. Il repose aussi sur l’ellipse. Une nouvelle ne dit pas tout ; forcément lacunaire, elle laisse des blancs que le lecteur comble lui-même, comme devant un faux document ou un fragment retrouvé : quelques éléments sont donnés, et l’esprit reconstruit le reste. Un personnage tient en trois gestes, un mariage en une phrase, une enfance dans un objet. Le lecteur accepte de percevoir une construction extrêmement artificielle pour un fragment de réalité. L’art du faux n’est plus ici le thème de la nouvelle, mais sa condition de possibilité. Dans cette reconstitution, ce qui paraît évident peut être incertain, ce qui semble réel peut être imaginé. Le faux n’est plus une simple tromperie, mais une zone d’ambiguïté entre le vrai et l’inventé. Le suspense ne porte plus sur ce qui va se produire, mais sur la vérité elle-même : Qu’est-ce qui est vrai dans cette histoire ? Ce doute atteint son maximum d’intensité dans la nouvelle fantastique, définie par l’hésitation — chère à Todorov — que Maupassant mène jusqu’au bout dans Le Horla. Va-t-il y avoir une explication rationnelle ou sommes-nous hors des catégories habituelles de la pensée ? Et que dire du narrateur qui semble dire « Voilà ce qui est arrivé », mais dont la parole peut être incomplète, mensongère ou reconstruite ? Le narrateur dans la nouvelle est souvent un faussaire — au moins par omission bien calculée.La réussite du faux et de l’imposture dépendent des détails. Il en est de même dans la nouvelle qui dispose de peu d’espace — chaque mot y pèse bien plus lourd que dans un roman. Dans les nouvelles à chute plus particulièrement, ces détails sont choisis parce qu’ils sont, en quelque sorte, trompeurs : quelques traits véridiques suffiront à faire croire à l’ensemble, comme dans la contrefaçon, le trompe-l’œil ou le pastiche. Le détail qui garantissait la vérité se révèle, à la fin, être précisément le faux. Quand le lecteur, placé en position de dupe, découvre en même temps que l’héroïne de La Parure, que lecollier était un faux : il est saisi par l’effroi d’une vie de privation soudain réduite à une terrible méprise. L’auteur ne ment pas, il oriente le regard, choisit ce qu’il montre et ce qu’il cache. La chute agit alors comme un tour d’illusionniste bien préparé. D’autres nouvelles refusent ce coup de théâtre qu'est la "chute"  : s’agirait-il là de la recherche d’une authentique transparence ? Non, c’est une autre façon de tricher : les faits y recèlent plusieurs vérités, les interprétations sont multiples, la réalité se fait opaque, insaisissable comme lorsqu’un faussaire est si habile qu’il trouble les repères et les certitudes.Ainsi la structure même du genre (économie, chute, unité d’effet) reproduit le mécanisme du dévoilement d’une tromperie. La nouvelle crée, avec peu de moyens, une illusion de vérité ; elle joue sur l’incertitude entre réel et imaginaire, entre vérité et simulacre, faisant du lecteur le complice d’une croyance provisoire ou le jetant dans le doute. Toute nouvelle est, d’une certaine manière, un faux document : elle présente comme vraisemblables des êtres qui n’existent pas, des paroles jamais prononcées, des souvenirs inventés. Et c’est peut-être là une définition possible, au-delà de la nouvelle, de la littérature tout entière : non pas dire le vrai, mais inventer un faux capable de permettre au lecteur de saisir une vérité humaine. C’est le paradoxe que Borges avait compris, et que les textes qui composent ce recueil mettent en œuvre : « le faux peut révéler le vrai. »                                 Sylvie R. B. Si vous souhaitez approfondir et metttre en pratique les thèmes de ce  blog :     {module id="105"}                                                                                                                                                                                                       {loadmoduleid 197} 
19 October 2026
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« Toute œuvre se situe au confluent d’une réalité perçue, d’un sentiment et d’une énergie à rendre sur la toile. » George Perec « Il me manque une concordance des mots avec la minute de mes états. » Antonin Artaud, Le Pèse-nerfs.   Enjeux contemporains du monolgue intérieur Les expressions de "flux" ou de "courant de conscience" ont laissé place  au « monologue intérieur » (MI), appellation la plus courante actuellement. En explorant la construction et les usages du flux de conscience, nous avions découvert sa dimension  paradoxale : c'est une écriture qui tente de revêtir l’innocence originelle d’une parole et même de l'état de la pensée et de la perception qui précèderait la parole, nous allons examiner quelques-unes des directions que cette technique a prises depuis une trentaine d’années au travers du MI. Du point de vue de la forme, le MI ne revêt plus - ou rarement -  la forme de logorrhée sans construction ni répères qui caractérisait les premières expérimentations sur le flux de conscience. Dépassant la transparence naïve d’une conscience parlée qui marquait le roman de Dujardin, le monologue contemporain s’impose comme une source d’expérimentations narratives souvent paradoxales : dédoublement du personnage, expression d'un aliénation sociale ou encore d'un sentiment collectif.  Le MI contemporain est aussi le support d’expériences stylistiques notamment celle de la recherche de l’oralité tendance importante dans la littérature contemporaine. Sa spontanéité décousue permettrait l’accès à la réalité brute de la “vie”. Il parait plus proche de la « voix », moins formel et plus intérieur, il est plus incarné que le flux de conscience. Même s’il inclut une dimension de présence extérieure d’objets ou d’autres personnages, le MI cherche surtout à restituer la vie intérieure d’un personnage. La technique du MI est l’une des formes qui vont le plus loin dans cette possibilité que seule la fiction nous offre : l’accès à l’univers mental d’un autre.  Dans les romans contemporains qui ne font pas appel au narrateur, c’est aux personnages que revient la tâche de rendre compte des choses qui « s’accomplissent dans leur âme ».  À travers le monologue intérieur, l'on peut affirmer que Joyce notamment, a ouvert le chemin à ce que l'on nomme la « transparence intérieure » et aux « poétiques de la voix. » Il est important de noter que cette quête de l’intériorité, cette envie d’introspection semble répondre au solipsisme croissant de l’individu contemporain écartelé entre l’omniprésence de supports de communication et la fragilité et la rareté d’une communication « authentique ». L’écriture au plus proche d’une « voix » ne correspond-elle pas à l’envie de revenir à une dimension humaine, celle de l’intime, du « for intérieur » comme un bastion à défendre face aux incursions médiatiques et sociales ? Les MI contemporains peuvent aussi être le lieu d’expression de tensions sociales ou plus exactement des tensions entre l’intime et le social. Ainsi chez François Bon le « il » est un « je » qui devient universel par son asservissement au travail mécanisé.  Il a "quelque chose à voir » avec l’intériorité de l’homme contemporain, instable, soumis à un flux d’informations et d’agitations. Autre terme à connaître : le style indirect libre. Il recouvre des usages littéraires complexes et variés que l’on peut résumer comme une manière de rapporter les paroles des personnages en les insérant directement dans le récit, c’est-à-dire sans indication, sans verbe introductif (il dit que…), sans tiret, ni  guillemets. Inséré dans un MI, le style indirect libre transpose librement, concentre, délite… les paroles intérieures supposées. Il laisse la place à de nombreuses  possibilités d'approches stylistiques. J'y reviendrai. Le MI est l'une des voies qui a permis de se libérer du narrateur omniscient, de traiter les  personnages, non plusen les observant en situation, dans leur rapports avec leur milieu et avec la société, mais dans leur conscience intime, de s'intéresser aux pensées qui leur passent par la tête, aux impressions qu'ils ressentent, sans que celles-ci soient  régies par un principe de chronologie ou de cohérence. C'est pour cela que le  MI a été  l’une des constantes du Nouveau Roman, on le retrouve abondamment chez Robbe-Grillet, Duras, Sarraute, Butor… Il  devient l'un des grands outils du roman de la deuxième partie du XXe  aussi bien chez des auteurs comme Albert Cohen dans Belle du Seigneur ou le monologue traique de l'Etranger de Camus. Le MI permet de développer une écriture de l’intériorité aussi bien qu’une écriture totalement dans le présent et non explicative. Il permet aussi d'échapper au pur instant, de développer une pensée, de revenir sur l'expérience vécue au travers de la pensée du personnage comme dans le Journal d'un curé de campagne, l'œuvre mystique et puissante de Georges Bernanos de 1936. Bernanos, au travers d'un journal intime, le lecteur a accès non seulement à une restitution d'expérience, mais découvre de façon directe les pensées du prêtre sur des thèmes comme la pauvreté, le suicide, la prière, la douleur, l'injustice ou la mort... Caractère hybride, fulgurance et instabilité manqueraient aux styles et aux formes de fiction plus « classiques » ainsi, pour Serge Doubrovsky, le premier à utilser l'expression d'autofiction : « … le mouvement et le geste même de la scription sont la seule inscription de soi possible. La vraie “trace”, indélébile et arbitraire, entièrement fabriquée et authentiquement fidèle. »  Chez Arno Schmidt, un style expérimental mène le processus à la limite (et même à la limite de l'incompréhensible ! ) "Frein-pédale : (qui couine quand je m’arrête ; je m’en vais te huiler demain). Par précaution je braquai le canon de ma carabine sur l’épave crasseuse : épaisse couche de poussière sur les vitres ; je dus taper dessus avec la crosse pour que la portière s’ouvre un peu.Ma vie ? ! ; n’est pas un continuum ! (pas seulement qu’elle se présente en segments blancs et noirs, fragmentés par l’alternance jour, nuit ! Car même de jour, chez moi, c’est pas le même qui va à la gare ; qui fait ses heures de bureau ; qui bouquine ; arpente la lande ; copule ; bavarde ; écrit ; polypenseur ; tiroirs qui dégringolent éparpillant leur contenu ; qui court ; fume ; défèque ; écoute la radio ; qui dit "monsieur le Sous-préfet" : that’s me !) : un plein plateau de snapshots brillant." Scènes de la vie d'un faune Autre auteur ayant exploré un type original de MI : l’Autrichien Thomas Bernhard. Voici quelques exemples d’auteurs et de livres qui ont, de façon diverses, expérimentés  les voix du monologue intérieur:  Proust, Aragon, Faulkner, Virginia Woolf - Miss Dalloway, Jack Kerouac - Sur la route, Thomas bernard - le Naufragé, au théâtre,Koltès - La nuit juste avant les forêtsAlain Robbe-Grillet- La jalousie,  François Bon - Sortie d’usine  Plus récemment, voici des exemples pris chez Laurent Mauvigner   : Je me souviens de ma main dans ses cheveux. Du brancard roulant jusqu’à l’escalier et des graviers qui s’écrasaient sous les roues, sous son poids à lui qui pilait plus encore les petits cailloux. Et moi, moi qui tournais autour d’eux, comme le chien à mes chevilles reniflait, moi, demandant s’il fallait de l’aide, s’il fallait que je porte un peu aussi. Mais non, il n’y avait pas la place et je les ai regardés faire, soulever le brancard pour que les roulettes ne soient pas retenues, qu’elles ne se cognent pas aux angles des marches et je me souviens, pendant tout ce temps, des roulettes qui tournaient dans le vide, au-dessus des marches de ciment, de la voix de celui qui voulait aller lentement, des visages tendus des deux hommes qui soulevaient le tout, des blouses ouvertes, des jeans au bas des blouses, des tennis aux pieds, des efforts de leurs bras. Qu’ils ont refusé les verres d’eau. De lui, couché sur son brancard au milieu du couloir dans l’entrée. Du visage qu’il a tourné vers la porte de la cuisine et d’eux, qui sont sortis de la cuisine, lentement, les gestes méfiants, eux, Philippe et Renaud, qui se sont approchés de lui. De son sourire qui a dessiné le visage d’une façon bizarre, avec les rides de fatigue et ses yeux, ses yeux qui ont brillé, que j’ai vus brillants et brouillés à ce moment de répondre quand ils se sont l’un après l’autre penchés vers lui pour l’embrasser. Quand l’un après l’autre ils ont murmuré bonjour. Et lui leur disant bonjour aussi, dans un souffle, comme entre les dents, avec l’effort qu’il fallait pour dépasser le murmure. Depuis la veille, la précipitation à tout faire : ouvrir en grand les fenêtres, envahir d’air l’espace de la maison, lessiver les draps, laver un pyjama, balayer dans les recoins, épousseter, traquer les poussières et puis aussi lui installer une chambre rien que pour lui, parce que j’avais pensé qu’il faudrait une chambre rien que pour lui et avec Philippe on avait décidé que ce serait la sienne, que lui rejoindrait celle de Renaud. On a changé les draps du lit. On a tout ouvert en grand et on a laissé ouvert…" "Les blouses pas fermées qui s’ouvraient sous leurs mouvements, l’ambulance qu’ils avaient garée devant la grille, le bruit de la porte arrière et du brancard, les bruits de fer des portes, des pièces métalliques du brancard sur le bitume devant la maison et enfin je suis sortie, moi qui regardais tout ça de la fenêtre, qui attendais de voir ça depuis la veille, depuis qu’on m’avait dit qu’il rentrerait cet après-midi, avec dans mon cœur tout ce sang qui ne savait plus son rythme, qui cognait dans les artères. Et dans les veines ça tapait, sous le crâne ça tapait, le sang. Et moi je suis sortie, le cœur, mon cœur qui, je suis sortie et j’ai descendu les marches, lentement, doucement, en voulant être calme, si calme et je n’ai pas regardé vers lui, j’ai retenu mon souffle, mon regard, rappelant mes yeux et puis le chien qui traînait dans mes pattes – le petit chien blanc aux poils presque jaunes par endroits, sur la tête – le chien qui frétillait et trépignait dans le gravier, qui a même oublié de profiter que la grille soit ouverte pour essayer, comme il passait son temps à faire, d’aller voir ailleurs (et c’était souvent l’école de Renaud, l’école…"  Laurent Mauvignier - Apprendre à finir Un autre exemple de cette intensité particulière que peut restituer le MI, ici plus proche des pensées et de la conscience du personnage. "Il se rappelait de ce qu’il ne reverra plus parce que les vigiles l’ont débarrassé de voir et d’entendre et d’espérer aussi, l’espoir qui l’aura tenu jusqu’à l’instant ultime, j’en suis sûr, ça ne peut pas être autrement, quand c’était au bord de la fin, touchant déjà la fin, y glissant je crois, quand la vie s’en allait alors qu’il pensait encore ils vont arrêter de frapper, je vais retrouver mon souffle, ça ne peut pas finir ici, pas maintenant et pourtant il ne pouvait plus respirer ni sentir son corps ni rien entendre, ni voir non plus et il espérait malgré tout, quelque chose en lui répétant, la vie va tenir, encore, elle tient, elle tient toujours, ça va aller, encore…" Laurent Mauvignier - Ce que j’appelle oubli  La liberté formelle du MI, même si elle est plus maitrisée que celle de son devancier le flux de conscience, se met au service de la restitution de la pensée d'un personnage.Le monologue intérieur est une technique littéraire qui permet donc de donner accès à ce qui se passe dans la tête du personnage ainsi qu'à des éléments de contexte qui seront fournis au lecteur non comme des expliactions ou des descriptions, mais uniquement au travers des perceptions et des impressions du personnage. Une forme qui peut être à la fois expressive et distanciée… Une bonne lecture pour en comprendre les spécificités et les enjeux : La Faim, un roman de Knut Hamsun.                                Sylvie R. B. Si vous souhaitez approfondir et metttre en pratique les thèmes de ce  blog :   {loadmoduleid 220}                                                                                                                                                                                                       {loadmoduleid 197} 
07 October 2026
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« Les Hommes ivres de Dieu » est un essai de Jacques Lacarrière qui décrit la vie des anachorètes, ces ermites qui se sont retirés dans le désert égyptien et syrien pour mener une vie de solitude, de prière et de contemplation au début du christianisme, au quatrième siècle de notre ère et donc avant l’arrivée de I’Islam. Rien n’est plus loin de notre société perpétuellement en quête de confort et de facilité que cet ascétisme dont la recherche de détachement du monde et d’effort sur soi semble sans limites. Certains vivants dans des sortes de tombes, d’autres sur des plateformes jugées sur des arbres et sans abris, d’autres dans de minuscules grottes… Au moment où j’ai mis en ligne deux articles sur « nourriture et écriture », j’ai souhaité partager un extrait de cette lecture fascinante. On peut trouver cette quête incompréhensible et même folle, mais elle révèle une dimension de l’humanité qui a existé… La tentation de la maitrise absolue de soi, de la pureté, subsiste sous d’autres formes. Parmi les nombreux aspects développés dans le livre, je me bornerai à évoquer la question de la nourriture et de la règle. En effet, quand l’ascétisme devient trop extrême, il prend le risque de devenir une forme d’orgueil. Pour tenter de départager extrême humilité et extrême orgueil, les ascètes ont senti la nécessité de fixer des frontières, des règles, certes arbitraires, mais concrètes. Deux périls opposés guettent l’ascète qui vit seul dans le désert et la privation : se laisser aller à ses désirs ou se laisser aller à son orgueil en s’imposant des privations excessives. Les deux tentations risquent de faire de lui la proie des démons. Des règles ascétiques devinrent donc nécessaires pour concrétiser le mode de vie juste et pour rassurer l’ascète disposant d’éléments précis pour distinguer ce qui est bien de ce qui est mal.   C’est en ce qui concerne la nourriture et les jeûnes que ces règles s’établirent tout d’abord. Nous savons que la plupart s’imposaient, par exemple, de ne manger que sept olives par jour. Ce chiffre qui peut nous sembler impossible correspond toutefois à la réalité de leur ascèse. Il leur permettait de savoir où commence et où finit le péché. Si l’ascète mange six olives au lieu de sept, c’est un péché d’orgueil, et s’il en mange huit, un péché de gourmandise. L’on retrouve ici le rôle essentiel qu’a joué la nourriture dans la plupart des systèmes sociaux ou religieux.   Le moment, la manière et le contenu de l’acte de manger était - et reste sous des formes atténuées- le symbole des relations sociales, des états spirituels et même, comme c’est le cas pour les anachorètes, un élément essentiel des expériences mystiques les plus hautes. Son rôle est évident dans les religions primitives ou anciennes, mais le christianisme est loin de l’avoir ignoré (communion, Carême, Pâques…).   Comme le rappelle Jacques Lacarrière, un ethnologue anglais Richards a pu écrire que, dans les sociétés dites premières « La nourriture est la source des émotions les plus intenses, elle fournit la base de certaines des notions les plus abstraites et des métaphores de la pensée religieuse… Pour le primitif, la nourriture peut devenir le symbole des expériences spirituelles les plus hautes, l’expression de relations sociales essentielles… » Ce principe opère également pour les ascètes des déserts d’Égypte et de Syrie, ces « athlètes de l’exil » comme les surnomme l’auteur du livre. Ainsi, le pain, pour l’ascète, pouvait passer pour le « reflet de l’âme » et pour clore ce petit cycle d’articles sur nourriture et écriture, j’ai choisi de reprendre ici un épisode de la vie d’un anachorète nommé Jean d’Égypte qui me semble en être une bonne illustration.   « Cet anachorète était en effet si parfait que Dieu l’avait déchargé du soin qui regardait sa nourriture et y pourvoyait par sa Providence. Quand, pressé par la faim, il rentrait dans sa caverne, il trouvait toujours sur la table un pain d’un goût exquis et d’une blancheur sans pareille. Mais ces grands et heureux progrès lui donnant quelque sentiment de vanité et attribuant à sa bonne conduite des bienfaits qu’il ne tenait que de la pure libéralité de Dieu, il commença aussitôt d’entrer dans un certain relâchement d’esprit. Il prie moins souvent, se repose plus longtemps, ne récite plus les Psaumes avec la même attention. Au début, ce relâchement ne se remarqua pas, car, de même que le courant d’une rivière qui a été secondé par l’effort des rames continue d’emporter le bateau même si l’on cesse de ramer, ainsi cet homme était porté par son ancienne habitude à ses exercices ordinaires, ce qui le faisait paraître tel qu’auparavant. Mais son relâchement va s’accentuant, au point que, piqué des aiguillons de la chair, il se sent un jour emporté du désir de retourner dans le siècle. Et lorsqu’il fut entré dans sa caverne pour manger, il trouva bien un pain sur la table, mais moins blanc que de coutume. Et puis, un jour, ses désirs impudiques lui font voir réellement une femme devant lui et il est pris du désir de la posséder. Alors, en rentrant dans sa caverne, il trouva sur la table un pain très sale, sec et comme rongé de tous côtés par les fourmis et par les chiens. Oui, c’est bien ainsi que, soudain, lui apparaît son âme, et ses pensées, comme une multitude de barbares l’assiégeant de tous côtés et faisant pleuvoir sur lui comme une grêle de flèches, entreprirent de le mener tout lié et tout garrotté dans le siècle. »

Découvrir "Je suis un garçon perdu"

A lire

J'ai le plaisir de vous présenter Je suis un garçon perdu, le beau livre de Marie-France Purro.  C'est un texte fort et troublant à la construction intéressante. J'avais pu en apprécier les prémices lors d'un de mes stages sur la nouvelle, Marie-France a su en fair...

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  205 lectures

Un article sur mon dernier livre le Process

Voici l'article  paru dans la revue Éléments sur mon livre édite aux éditions la Mouette de Minerve :  le Process

  338 lectures

Conférence sur l'Odyssée

J'ai le plaisir de vous informer que Jean-Pierre Mailhan, ancien participant à mes ateliers d'écriture d'Aigaliers, auteur de romans, de pièces de théâtre et de nouvelles éditées aux éditions de l'HAR propose une conférence intitulée:" LA RICHESSE PHILOSOPHIQUE, SYMBOLI...

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Concours de nouvelle

Si cela vous tente, voici les informations concernant la deuxième édition du concours de nouvelle Colombus Voyages  Air France. Thème :"Racontez  ce ou ces moments en voyage que vous n'aviez pas vus venir.Ceux que ni les guides ni les plans ni le GPS n'avaient prévu. Une surprise...

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  1605 lectures

Textes de Michel Castanier

Certains lecteurs du blog ont exprimé le souhait de lire des de textes de Michel Castanier, en voici deux. D'abord un extrait de son texte racontant le séjour de Victor Hugot dans la "Clinique des amours", texte dans lequel l'on peut se faire une idée de sa fantaisie, de son imaginati...

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  1137 lectures

Disparition

Michel Castanier

C'est avec beaucoup d'émotion que je vous annonce le décès de Michel Castanier. Beaucoup d'entre vous ont eu l'occasion de découvrir l'un de ces textes dans une de mes proposition d'ateliers. Auteur talentueux et inclassable, il faisait partie du groupe qui est à l'origine des éditions de ...

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  967 lectures

Concours de nouvelles

L'agence de voyage Colombus propose un concours de nouvelle soutenu par Air France, un voyage en long courrier à gagner.  Le thème : une expérience de voyage. Le sujet  est présenté ainsi : "Escale de vie :  un voyage qui transforme." Longueur du texte&nb...

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  1862 lectures

Recueil de nouvelles

J'ai le plaisir de vous annoncer la publication d'un recueil de nouvelles d'Hélène Delprat, fidèle participante aux ateliers. Il s'intitule "Parfois l'histoire est courte". Disponible en format numérique ou papier, il sera bientôt diffusé chez de nombreux libraires.  Amateurs de ...

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  1601 lectures

Ma contribution à l'atelier sur le mythe

Petit mythe d'humeur

 Détruire, déconstruire, défaire, dé lier, Libérer… Comme un ballon gonflé de son seul moi, Flotter. Assez loin pour quitter la bride des repères Et n'être dominé que pas ses seuls désirs D'être SOI Lire la suite...

  1489 lectures

Stéphanie, troisième prix au concours Livressence

Concours d'écriture

Félicitations à Stéphanie qui participe à l'atelier de Nîmes du mardi soir ! Elle a remporté le troisième prix du concours d'écriture organisé par la librairie parisienne Livressence avec un texte qu'elle avait écrit ici en atelier suite à une proposition sur l'épi...

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  1629 lectures

Le Ceiba

Laurent Tschumi, qui a participé à un de mes stages d'écriture, publie un roman inspiré par son expérience en Amazonie, je vous propose de le découvrir. Résumé L'aventure est au centre de ce livre, une aventure qui mène au cœur de l'Amazonie et qui, au fil des pages, se révèle être un...

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  1611 lectures

Concours de nouvelle

Un concours organisé par les Éditions Passiflore, implantée à Dax sur le thème de l'eau : ville thermale oblige. Le jury est  composé "d'enseignants, bibliothécaires, correctrices et lecteurs avertis".   Il y a un incipit obligatoire écrit par Jean-Michel Corm...

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  1576 lectures

Un poème pour les fêtes !

J'ai le plaisir de vous annoncer que Bernard, qui a participé pendant plusieurs années à mes stages et ateliers, vient de remporter un concours de poésie. Son texte, "La saga chromatique" a été choisi parmi trois cent poèmes. On y retrouve son style pétillant, son art des images inatt...

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  1574 lectures

Concours de textes courts

Concours

Un autre concours de textes courts ou de poésies organisé cette fois par l''association AMAVICA en partenariat avec Les Mille-Poètes en Méditerranée. Il s'agit de leur 10ème Grand Concours International de Poésie et de Textes courts ; il est ouvert du 10 novembre 2022 au 15 ...

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  1910 lectures

Concours d'écriture !

Il s'agit d'écrire un texte de moins de 4000 signes, espaces compris, avant le 20 décembre 2022 sur le thème "Plis et replis de la terre". Un concours original, car les trois lauréats recevront une illustration de leur texte, un tableau de Reena, peintre-agric...

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  2193 lectures

Pierre Mari évoque mon roman Sève d'automne

Pierre Mari, auteur et critique littéraire qui a publié notamment "L'Ange incliné" et "Résolution" chez Actes Sud ainsi que "Les Sommets du monde" chez Fayard  vient de terminer la lecture de mon roman 'Séve d'automne'.  Voici le commentaire qu'...

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Tobias Wolff, Engrenages

Après Emmanuel Berl et l'exploration d'une subjectivité hyper consciente d'elle-même, avec ce court roman de Tobias Wolff, nous sommes dans un tout autre registre littéraire. Cet auteur, connu pour ces nouvelles, fait partie de la littérature contemporaine américaine parfois qual...

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Samedi 29 octobre atelier et concert-lecture

Manifestation autour du Récit-page

Je vous invite à participer - en direct à Nîmes ou en visio - à notre manifestation sur le Récit-page le samedi 29 octobre à partir de 14h30 : un atelier suivi d'un concert-lecture avec des auteurs qui présenteront leurs textes ainsi qu'un récitant. Vous pourrez à cette occasion découvrir une f...

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Commencer par la fin, livres et films

A propos du livre d'Emmanuel Berl, j'ai évoqué les romans qui révèlent d'emblée la fin de l'histoire qu'ils racontent. A priori, cette façon de griller dés le début sa meilleure cartouche peut sembler délicate, elle est en fait riche de possibilités et les effets produits pe...

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  2311 lectures

Méditation sur un amour défunt, Emmanuel Berl

Un livre dont le titre livre la fin de l'histoire :  celle d'un amour mort, voilà un bel exemple de prolepse ! Tenir le lecteur pendant  160 pages en explorant les méandres d'un amour dont on connait déjà l'issue, la gageure est ici pa...

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  1824 lectures

Samedi 1 octobre à 17h, récital avec Jacques Greg Belobo

Un moment exceptionnel, la musique en petit comité ! Ce chanteur, qui fait une carrière internationale, intérprétera, chez nous au Patio, des airs d'opéra, des mélodies françaises et camerounaises avec, au piano, Philippe Reymond. Le découvrir en vidéos. Réser...

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  1660 lectures

Le Patio au printemps

Je ne résiste pas à l'envie de partager cette photo du patio qui constitue le cœur de notre maison, un endroit privilégié en pleine ville de Nîmes. Le voici, fraîchement terminé après une année de travaux. Nous disposons ainsi d'un lieu pour écrire et, à partir de l'an prochain,&...

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  1667 lectures

Romantiser le monde ?

Au moment où certains d'entre-vous se penchent sur l'écriture de l'éphémère, voici une citation du poète Novalis.  Romancier, philosophe, juriste, géologue, minéralogiste et ingénieur des Mines allemand, il est né en 1772 et mort en 1801.  "Le monde doit ...

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  1716 lectures

Fiction et projection de soi

Avec les propositions sur le flux de conscience et le monologe intérieur, nous avons tenté de réduire la distance entre le texte et ce qui est raconté. Un préalable n'est-il pas de réduire la distance entre l'auteur du texte et ce qu'il évoque ? Cela ne peut se faire qu'en cherch...

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  1635 lectures

Les livres de Jean-Pierre Mailhan de l'atelier d'Aigalier.

C'est avec plaisir que je vous propose de découvrir les livres de Jean-Pierre qui participe à l'Atelier d'écriture que j'anime à Aigalier. Voici quelques informations à propos de ses activités: Mercredi 6 avril 15 H 00 à la Bibliothèque de St Maximin (à côté de l'église).Présentation de se...

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  1756 lectures

Un roman de Jean-François "Une terrasse au soleil"

Vous avez pu apprécier l'écriture de Jean-François au travers de plusieurs textes de ce blog, je vous invite à découvrir l'un de ses romans : "Une Terrasse au soleil" aux Editions Les Chantuseries. Vous pouvez le commander en ligne o!u en librairie. Vous trouverez ci-dessous la quatri...

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  1640 lectures

Inceste

Sujet difficile que cette "allégorie personnification". Voici un texte  que j'ai écrit dans le cadre de cette proposition. Il ne s'agit pas d'un modèle à suivre, mais d'une possibilité ouverte, d'un exemple de réponse à cette difficulté : personnifier une abstracti...

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  2036 lectures

Salon de la biographie de Nîmes, interview d'FR3 à propos de mes stages sur les textes longs

À l'occasion du Salon de l'Autobiographie, deux journalises des FR3 sont venues m'interviewer au Patio en compagnie de Brigitte M. qui participe à mes stages de week-ends à Nîmes sur l'écriture longue :  roman, récit autobiographique et autofiction. Une petite erre...

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  1848 lectures

Les Effacements, un recueil de nouvelles que je vous invite à découvrir

Comme promis, voici l'un des livres publiés parJean-François, son second recueil de nouvelles intitulé :  "Les Effacements" aux Editions Ex Aequo.  Le thème : la disparition, la rupture avec, dans leur sillage, les nouveaux départs qu'elles rendent p...

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  1881 lectures

Découvrir le livre de Claudine !

Claudine, fidèle participante des stages d'été et des ateliers en ligne, vient de publier un recueil de textes que je vous invite à vous procurer.  En voici la quatrième de couverture : "Comme un photographe capture des instants furtifs avec son objectif, Claudine Griselin saisit des momen...

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  1745 lectures

Vidéo de mon passage dans l'émission Temps Libre

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  1953 lectures

Recueil de nouvelles et de textes de l'atelier en ligne

Je suis heureuse de vous présenter le recueil de textes et de nouvelles de l'atelier en ligne qui a eu lieu pendant le premier semestre 2021. Seize auteurs ont accepté de partager leur texte, je les remercie de m'avoir offert l'exemplaire que j'ai reçu ce matin par courrier. Je remercie tout pa...

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  2043 lectures

Interview pour Tourisme Culture Magazine.

   Voici la vidéo d'une interview réalisée par Fabrice Roy en juillet 2021 à propos de " Sève d'automne ",  de mon rapport à l'écriture, de mes sources d'inspiration et de mon éditeur Les Editions de Paris, Max Chaleil. Il suffit, si vous souhaitez la visionner, de...

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  1971 lectures

Un avis de libraire sur Sève d'automne

"Avec son roman Sylvie Reymond Bagur nous plonge au coeur des Cévennes, à la fin de la première guerre mondiale, dans les pas de Louis, poilu blessé par les horreurs des combats. un texte fort porté par une écriture évocatrice, puissante et poétique dans lequel les vallées cévenoles seront les ...

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  2087 lectures

Extraits de la lettre de Madame Durbet Giono à propos de Sève d'automne

"J'ai été très prise par sa lecture. J'ai beaucoup aimé les descriptions de cette nature âpre, de ces paysages rudes qui engendrent la nostalgie.Heureusement qu'il y a cet espoir de la nature qui renait des décombres, car l'histoire est dure, une vraie tragédie grecque. C'est très prenant cette impo...

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  2264 lectures

"Sève d'automne" dans la vitrine de la librairie Tessier

Je viens de découvrir que mon roman "Sève d'automne, chronique d'un retour " est exposé au centre de la vitrine de la librairie Tessier, 11 rue Régale à Nîmes, je n'ai pas résisté à l'envie de partager avec vous ce petit plaisir d'auteur... Renseignements...

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  2007 lectures

Séance de dédicaces

J'ai le plaisir de vous annoncer que je dédicacerai mon roman "Sève d'automne, chronique d'un retour " à la librairie "le Poivre d'Âne" située au 3 Rue Arthur Robert à Manosque dans les Alpes de Haute Provence, le samedi 26 juin de 10 h à 13h. Il y aura d'autres séances: Nîm...

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  1675 lectures

Début des travaux dans le patio !

Notre lieu de vie, de musique et d'écriture situé au 29 rue d'Aquitaine à Nîmes entre dans une nouvelle phase.

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  1919 lectures

Extrait de l'article du Midi Libre sur Sève d'automne, chronique d'un retour

Une gorgée de miel de châtaignier. C'est par une longue et douce sucrosité que vient refouler une soudaine amertume, que le premier roman de Sylvie Reymond Bagur s'ouvre. Louis, poilu de 14, de retour sans crier gare, les poumons brûlês de la moutarde des gaz allemands et le visage tuméfié, (re)déco...

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  1967 lectures

Premier avis en ligne sur mon roman "Sève d'automne" qui vient de paraître...

Un vibrant hommage aux Cévennes.   Je viens de terminer ce livre avec beaucoup d'émotion. Il parle infiniment à mon cœur de cévenole, tant il décrit bien la vie de ce pays après la guerre de 14. Cette guerre qui a saigné la population, coupé des branches entières de toutes les familles, le...

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  2026 lectures

Jeu de mot et de désir du lendemain, en remerciement du partage de vos textes...

Un mot dont j'aime supprimer l'article.  Rotondité, et volupté. En deux marches. Deux syllabes. Une fois lancées rien ne les trouble, béances d'une bouche étonnée sur la pente glissante des sons et des images. Rien ne t'arrête. Tu es intransitif, roi intransigeant d'un ...

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  2036 lectures

"Sève d'automne, chronique d'un retour "

J'ai le plaisir de vous annoncer que mon roman édité aux Editions Paris, Max Chaleil, est désormais disponible en librairie et sur tous les sites de vente en ligne. Vous pourrez trouver plus d'informations ainsi que l'incipit sur la page dédiée à ce livre sur le site . Un roman q...

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  2220 lectures

Souvenir de désir

Pour lancer la participation de l'atelier au Printemps des poètes, voici un texte en lien avec ma vie précédente, ma vie de danseuse et son écriture avec cette "photo souvenir". C'était au temps où j' écrivais sur la danse. C'était difficile et parfois le temps de l'écriture pouvait s...

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  1991 lectures

Printemps des poètes 2021, "sous le signe du Désir" en visio le 9 avril à 18h 45

 Poésie, fiction courte... si le Désir vous inspire nous pourrions nous retrouver en visioconférence le vendredi 9 avril à 18h45 pour partager des textes. Après la belle expérience de la Nuit de la lecture en janvier, j'aurais plaisir à vous écouter. Il suffit de v...

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  2185 lectures

Une belle nouvelle, publication du livre de Maurice Berthon !

J'ai le plaisir de vous annoncer la publication de "Gelendzhik"​, un livre de Maurice, fidèle participant des ateliers de Nîmes. Je n'ai pas encore eu la possibilité de le lire, mais je le ferai rapidement et je vous invite à vous procurer son ouvrag...

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  2115 lectures

" La Jeune Fille au Chevreau "

C'est à cette statue ou, plus précisément, à son modèle Marcelle Polge que le texte de Christine, "La Charrette", m'a fait penser. La jeune nîmoise choisie durant les années 1920 par le sculpteur Marcel Courbier est devenue une cé...

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  2395 lectures

Découvrir les livres de Philippe Audureau

Livre de Philippe Audureau

Philippe, écrivain a fait, il y a déjà plusieurs années, un stage d'écriture à Bayssac. Né en Vendée, il vit aujourd'hui dans la métropole nantaise. Ses ouvrages sont édités aux Éditions du Petit Pavé. Sa première publication est un recueil de nouvelles primées à différents conco...

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  2874 lectures

" Un mot pour un autre » avec Michaux et Tardieu "... Élia Casanova 14/05/2016

Atelier Jean Tardieu

- Merdour Maline ! cette niche est en soleil ! Oh c'est très lourd d'aller friche prêtement avec toi ! Dans la fourbe poile bien à épaissir des crosses pas chutées et mènement levées. Moi, j'ai flutiaux une carbonate à sucs dans l'abreuvoir ! je l'ai pas forbilé cette m...

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  2563 lectures
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Textes à redécouvrir

3 février 2022
C'est une île. Une île qu'on remarque en cela qu'elle n'a rien de remarquable. Pas de maisons de pêcheurs aux toits de chaume, pas de falaises de marb...
1708 lectures
6 octobre 2023
Les badinages insouciants du début du voyage avaient laissé place à un mutisme médusé. Nous reprîmes conscience au bout d'un temps, j'ignore s'i...
1282 lectures
16 juin 2019
KATIA Fidèle à mes habitudes, j'étais en retard. La chaleur suffocante de cet été caniculaire transformait l'appartement en sauna. Je cherchais partou...
2303 lectures

Phrases d'auteurs...

"Si vous avez quelque chose à dire, tout ce que vous pensez que personne n'a dit avant, vous devez le ressentir si désespérément que vous trouverez un moyen de le dire que personne n'a jamais trouvé avant, de sorte que la chose que vous avez à dire et la façon de le dire se mélangent comme une seule matière - aussi indissolublement que si elles ont été conçus ensemble."  F. Scott Fitzgerald

"Le romancier habite les seuils, sa tâche est de faire circuler librement le dedans et le dehors, l'éternité et l'instant, le désespoir et l'allégresse."  Yvon Rivard

" La vie procède toujours par couples d’oppositions. C’est seulement de la place du romancier, centre de la construction, que tout cesse d’être perçu contradictoirement et prend ainsi son sens."  Raymond Abellio

"Certains artistes sont les témoins de leur époque, d’autres en sont les symptômes."  Michel Castanier, Être

"Les grandes routes sont stériles." Lamennais 

"Un livre doit remuer les plaies. En provoquer, même. Un livre doit être un danger." Cioran

"J'écris pour me parcourir. Peindre, composer, écrire : me parcourir. Là est l'aventure d'être en vie."Henri Michaux

"La littérature n’est ni un passe-temps ni une évasion, mais une façon–peut-être la plus complète et la plus profonde–d’examiner la condition humaine." Ernesto Sábato, L’Ecrivain et la catastrophe

"Le langage est une peau. Je frotte mon langage contre l'autre. " Roland Barthes, Fragments d'un discours amoureux 

 

 

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Faire peur au lecteur !
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« L’émotion la plus forte et la plus ancienne de l’humanité c’est la peur, et la peur la plus ancienne et la plus forte est celle de l’inconnu. » affirme H. P. Lovecraft. Mais, sous l’évidence du mot et de l’émotion qui lui est associée, qu’est-ce finalement, la peur ?...

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