Bienvenue sur le blog de mes stages et ateliers  d'écriture !

Textes écrits par des participants à mes ateliers et à mes stages d'écriture, manifestations littéraires, concours... 

Dernière publication

Claire P.
02 février 2026
Textes d'ateliers

JE Je pensais échapper au sort funeste d'être méprisée de tous. La nature avait fait de moi une jolie femme et je n'avais pas à m'en plaindre. J'aimais le regard que le roi posait sur moi, il me faisait exister et je connaissais la joie pour la première fois. Comme tout le monde finalement, j'interr...

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Invité - Bernard Le gris
22 janvier 2026
Bravo, j'adore votre élégant chapelet de gris. Je ne rajoutte que deux perles; le gris 2CV et legris...
Invité - Bernard Autocar
21 janvier 2026
Salut J François. super ton voyage en autocar dans la campagne de la vie. Très crument imagé à la fa...
Invité - Claire Pasquié Aimable
12 novembre 2025
J'ai beaucoup apprécié l'écriture et la composition. Les mots voisins sont amenés avec virtuosité si...

Derniers articles de mon blog : conseils d'écriture, exemples, bibliographies, mes textes...

02 février 2026
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La routine et la vie, deux ennemis, deux sœurs inconciliables ? Deux pans d’un même manteau. La routine ? Pas celle du peu, celle qui organise l’avancée artistique, culturelle, spirituelle, voilà ma belle tentation ! Écrire chaque matin, lire, diminuer méthodiquement l’immense pile de découvertes à venir, d’émotions ou de pensées stimulantes qui sont stockées sur mon bureau, mettre en ordre, enfin, l’infinie quantité de mes notes laissées à elles-mêmes sur l’un de mes carnets… Relire ce texte presque prêt à être publié, creuser cette idée de nouvelle sur… Et puis la vie est là, choses à faire, travail qui n’attend pas, flânerie ou envie de voir ailleurs, de respirer un autre air que celui du bureau et puis cette visite inattendue, merveilleuse ou un peu ennuyeuse… Les deux sœurs restent inséparables, l’une sans l’autre s’étiolerait. Alors je renonce à mes grands projets de perfection livresque comme à mes bonnes résolutions de marche et de disponibilité, je prends tout ce qui passe avec le sourire maternel devant l’imperfection de sa progéniture. La vie promet, ne peut pas tout tenir — et d'ailleurs moi non plus !— et me découvre tant d’autres charmes qui n’avaient pas encore leur place dans mes plans trop figés. Les bonheurs de l’imprévu côtoient et illuminent les moments consacrés à la littérature, à la pensée. Quelques pans de routine pour tenir une vie, ne pas la perdre, ne pas se perdre, ne pas passer complètement à côté. Espérer qu’à la fin, le partage soit — à peu près — le bon, équitable et sincère pour ne rien, vraiment regretter.    
27 janvier 2026
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« Définir une chose, c’est écarter d’elle les innombrables significations qu’y pourrait attacher notre ignorance et c'est, à son propos, en finir avec l’infini. » Marcel Aymé.   Nous ne chercherons pas une définition, mais une direction avec la volonté de ne pas la limiter à « l’histoire à chute » (surprise finale) image que se fait trop souvent le lecteur français de nouvelles, une forme qui prend le risque d’être un peu rigide et étroite. Deux perspectives : technique ou historique, il s’agit d’observer les développements de la nouvelle pour en repérer les constantes.    La nouvelle, un genre littéraire Les principaux autres genres sont le roman, le théâtre et la poésie. Les genres tentent de donner des repères dans un paysage littéraire varié, ils classent, mais ne rendent pas compte des spécificités de chaque texte. Ils s’imposent aux auteurs comme aux éditeurs, car le public semble aimer s’y référer !  Notre point de vue sera celui de l’auteur : pas du critique, de l’éditeur, ni du spécialiste.   Les genres ont leurs formats, leurs attendus de forme et de contenu, mais ces normes sont relatives à une époque et n’ont qu’une valeur indicative. La notion de genre, sorte de base qui peut servir de cadre, de repère, est faite pour être renouvelée, contestée et dépassée. Pour certains auteurs, c’est même une forme de repoussoir. Ils récusent la distribution en genres et préfèrent parler « d’histoire courte », de récits (Botho Strauss, terme allemand) qui n’impliquent rien d’autre qu’une limite de longueur.    Un genre polymorphe Notre approche tentera de ne pas « essentialiser » la nouvelle comme s’il existe un type « en soi », un idéal fixe et éternel en la réduisant à un type précis de texte avec des règles strictes et définitives, mais plutôt d’ouvrir le maximum de possibilités aussi bien de longueurs (de la longue nouvelle à la Maupassant au texte très court de Fénéon), que de thèmes et de styles (prose et poésie, lyrisme ou écriture sèche). La nouvelle, genre polymorphe est par excellence le genre des métamorphoses, elle se réinvente à chaque époque. Ni fixe ni figée, elle dépend de l’esthétique des auteurs.   Dans le domaine de l’édition, la nouvelle, à la diffusion souvent confidentielle, échappe à la marchandisation de la littérature et la standardisation qui l’accompagne. Elle propose un espace de création et de liberté qu’il serait dommage de trop restreindre.   Un genre narratif « L’homme est un conteur d’histoire. » Jean-Paul Sartre  La nouvelle, comme le roman, la légende, l’épopée, la fable, fait partie des genres narratifs, elle raconte une histoire ou tout au moins, on y perçoit des personnages. Ainsi, certaines nouvelles ne racontent pas vraiment d’histoire, mais une émotion ou font le portrait d’un personnage.   Selon les époques, elle se rapproche ou s’éloigne d’autres formes de récits brefs dont elle a eu parfois du mal à se distinguer : on la confond alors avec les contes, les histoires, les anecdotes, le cas de…, fables, apologues, scènes, leçons… qui sont accolés à son titre. Les recueils de nouvelles, notamment au XIXe siècle, prennent facilement le titre de « contes » sans toutefois se confondre avec les contes pour enfants. Au XXe, le conte, plus spécifiquement associé à l’idée de merveilleux, se distingue nettement de la nouvelle. Il est nécessaire de faire un bref retour sur le mot et son histoire pour en comprendre les enjeux.   Étymologie du mot "nouvelle" Il vient du mot italien novellare (XVIe) : double sens de récit et d’immédiateté, à la fois raconter et changer, c’est le premier avis sur un évènement, en subsiste l’expression « écouter les nouvelles ». De ce lien avec l’idée de nouveauté, la nouvelle garde la recherche de l’imprévu, de la surprise de sa fin : découvrir un évènement nouveau et renouveler un contenu par des récits originaux « frais » (en fait souvent des reprises). S’ancre ici l’idée d’authenticité, la nouvelle se veut la réalité ou plutôt, assumant sa dimension de fiction, la vérité au sens de l’histoire vraisemblable par opposition au conte, et, finalement : la fiction qui renouvelle la perception d’une histoire.     Historique de la notion   -  Qui est l’inventeur de la nouvelle dans sons sens actuel ? Difficile de l’identifier : Mérimée ? Nodier ? -  Son origine remonte au Moyen-âge avec les fabliaux, puis le Décaméron de Boccace (XIVe) et, à la Renaissance, les nouvelles épiques, novella italiennes -  Au départ : idée d’aventure, ce qui advient, récit de faits cocasses (Boccace), mais aussi histoire exemplaire.  Plusieurs tendances opposées : type/personnage individualisé et aventure particulière -  S’y croisent les sentiments individuels, peinture des sentiments/parodie ou recherche du rire, récit psychologique/pochade du fabliau médiéval.   Que le récit soit plaisant ou psychologique, le point commun est : s’en tenir à l’unité d’action.  Il s’agit de développer les phases essentielles sans déborder avec une structure narrative claire et nette : récit avec exposition resserré et déroulement rapide, la nouvelle va tout de go au fait principal comme le montre l’expression que l’on retrouve souvent chez Boccace : « pour abréger ».   - Elle se développe à l’âge classique et l’on considère alors la Princesse de Clèves comme une nouvelle. La nouvelle hérite de la tradition orale, celle du conte par ses sujets et par son style. - On remarque une relative éclipse au XVIIIe siècle qui préfère le conte et les récits classiques centrés sur un temps fort de l’action romanesque (évènement, rapt, rencontre, enlèvement, naufrages, évasions chers au XVIIIe) : sans réel souci de réalisme.  -  Renouveau au XIXe avec Mérimée, Gautier, Maupassant, Poe et bien d’autres dans une grande diversité de formes parfois (rarement toutefois) centrées sur un instant et une dimension psychologique, mais toujours liée à une anecdote, une histoire. Les termes nouvelle et conte sont utilisés au XIXe sans distinction d’où une certaine confusion.   - Le XXe poursuit cette évolution avec l’émergence de la notion de « recueil » de nouvelles.  On peut citer, parmi beaucoup d’autres : Marcel Aymé, Paul Morand, Marcel Arland, Colette, Boulanger, mais aussi Kafka ou au Japon, Akutagawa. C’est aussi un genre considéré comme périmé par exemple par André Breton.   - Actuellement boudée par le public au profit du roman -mais c’est peut-être un peu en train de changer-  on remarque le succès des nouvellistes de la deuxième partie XXe :  - étrangers : (Buzzati, Borges, Cortazar, Mishima, Pirandello, Botho Strauss, États unis : Salinger, Carver, Wolf…)  - ou français (Tesson, Jauffret, Daeninckx…).   Des formes proches apparaissent dans de nombreuses traditions littéraires étrangères à diverses époques, Novella, Novelette, Erzählung (récit ), Short Story (qui écarte la confusion avec la nouvelle au sens d’information )… Elles n’ont pas tout à fait le sens de « nouvelle à la française ».     Nouvelle et récits ? Ce rapprochement permet de comprendre ce qui est spécifique à la nouvelle. Le récit se concentre sur le déroulement des faits, la succession temporelle des actions : écrire un bon récit = bien raconter.   La nouvelle est aussi un genre narratif = elle raconte une histoire, une anecdote, un incident, un évènement.  Oui, mais… pas toujours : raconter ne suffit pas à la définir ! Ce n’est pas seulement récit bref ! Exemples : la vie d’un homme célèbre, même bien racontée de façon brève, ne fait pas une nouvelle ni le récit détaillé d’un fait divers. Déjà, dans l’Heptaméron (72 histoires) de Marguerite de Navarre (1559) : l’anecdote n’est plus une fin en soi, ni même la distraction : elle porte une valeur morale, une dimension d’élévation.   Autre différence : la nouvelle implique  une structure qui mène à la fin  ou construit une forme originale.  Un récit non structuré, même avec chute, ne suffit pas : il manque la mise en place d’un jeu de pistes, de détails repris ou modifiés…   D’où la nécessité aussi d’une intention, en prenant ce mot dans au sens très large : surprise, trouble, enchantement… Même si la nouvelle se centre sur une ou des scènes inclues dans une histoire : le « bon récit » ne suffit pas.    Nouvelle et roman ?   On peut tenter de la définir par comparaison avec le roman : un roman concentré ? Péjorativement parfois, on trouve des définitions comme : roman avorté, roman miniature, « vide poche d’auteur » qui suggère une sorte de facilité par rapport à l’écriture d’un roman.    Certes, elle se différencie par sa longueur, mais même la nouvelle-récit n’est pas un petit roman ! Comme nous l’avons souligné précédemment, une vie d’homme extraordinaire, un récit de vie, une scène, une brève anecdote… ne font pas une nouvelle. Elle exige une cohérence de la forme et la faculté de surprendre, de ne pas se laisser deviner. On voit ici l’importance de l’art de la suggestion, du sous-entendu qui reste au centre de l’écriture de la nouvelle.    La lecture d’une nouvelle est différente de celle d’un roman, elle s’inscrit dans un temps différent, s’aborde avec un état d’esprit différent. Le roman présenté comme horizontal, s’étalant dans le temps à la verticalité de la nouvelle qui creuse et ramène directement à la surface des éléments cachés, secrets. Ce qui est possible, car il s’agit de la lecture d’un texte dont on a la totalité en mémoire.   Plus la nouvelle est longue, plus elle ressemble à un petit roman. Avec plusieurs scènes concentrées, elle perd son caractère synthétique, mais elle peut avoir le charme du « petit » roman : le développement permet la plongée du lecteur, son attachement aux personnages…    Nouvelle et microfiction  La microfiction, genre nouveau de récit très court, se distingue de la nouvelle très courte, par sa façon de se centrer non plus sur la composition, la forme, la structure, mais sur la dimension de fragment, d’ellipse, l’implicite, la suggestion, l’ambiguïté et le rôle accru du lecteur qui en découle.    Synthèse de la notion de nouvelle aujourd'hui En résumé, rappelons les caractéristiques de la nouvelle aujourd’hui. Même si le terme semble impossible à définir avec rigueur, car beaucoup de nouvelles jouent et même s’éloignent des attendus de ce genre littéraire -ce qui est plus que légitime, car, en matière de création, réussir, c’est souvent brouiller, bousculer, transgresser les modèles et les genres- l’on peut repérer des tendances fortes de la nouvelle :    -  La brièveté - par opposition au roman - est le caractère le plus unanimement accepté , mais laisse tout de même un éventail assez large : de moins d’une page -pensons au « Nouvelles en trois lignes » de Félix Fénéon- à quelques pages à ou quelques dizaines de pages. Le critère éditorial est souvent de comporter moins de 20 000 mots.    -  Esthétique de cette brièveté  La densité d’un récit fortement unifié : unité d’action, sujet unique, une seule histoire alors que l’art du roman consiste souvent à entremêler les histoires.  Pas (ou peu) d’images et de métaphores, ou très bien choisies : riches de résonances et de connotations.   - Simplicité de sa construction narrative : la nouvelle se concentre sur un épisode tandis que le roman est une suite d’épisodes. Son argument doit pouvoir être résumé en une courte phrase. Pas de développements, mais une concentration : elle propose un « raccourci vers » une idée, une émotion…   - Cette économie de moyens correspond à une forte intensité de l’effet produit. Un seul narrateur direct ou reprenant une histoire racontée, une lettre trouvée ou une construction enchâssée comme dans les Mille et une Nuits ou Jacques le fataliste qui permet d’organiser plusieurs nouvelles ensemble. Cadre spatio-temporel précis : forme concentrée de l’action et surtout du temps, la nouvelle raconte souvent un moment de crise avec ou sans les moments qui la précède (mais pas toujours)…   -  Réduction du contexte à l’indispensable, à l’immédiat. Et parfois moins… Nombre de personnages réduit.  Portraits et descriptions courtes. Souvent le récit prime sur la psychologie des personnages qui n’est décrite qu’en relation avec les évènements du récit.    -  Esthétique de la surprise souvent concentrée dans la fin : la nouvelle prépare une chute avec un effet de surprise, de résolution d’une crise ou parfois même de transgression.   Mais ce n’est pas la seule possibilité : la surprise qui éclaire un aspect inattendu (morale, sens de la vie, psychologie…) peut surgir par la forme et par le fond plus que par la fin.    Cette surprise passe par une révélation ou quelque chose de plus ténu : explicite, mais aussi implicite : trouble, non réponse qui vont donner de l’épaisseur au texte, un pouvoir de fascination.   Elle fait percevoir quelque chose sous un nouveau jour. L’idée de nouveauté la distingue du conte ou de la fable. Souvent, elle repose sur une ambition de vérité, de description fidèle du monde : ambition de provoquer une interrogation, une prise de conscience, d’avoir une portée philosophique, sociale, psychologique, « humaine » tout simplement !   - Certains caractérisent la nouvelle contemporaine par la notion d’instant, perspective considérée parfois comme plus moderne que l’anecdote.   On lit parfois que la nouvelle serait écrite pour le lecteur plus nettement encore que le roman avec l’envie de produire un effet comme lorsque l’on raconte une histoire : proximité, complicité, jeu avec lecteur…   On peut aussi penser,  au contraire, que la nouvelle offre un espace de liberté formelle et de richesse fictionnelle plus large que le roman qui, bien souvent, doit s'efforcer de plaire et de ne pas trop être trop original ou dérangeant (en dehors des "visions dérangeantes autorisées"... ) pour trouver un éditeur.     Pas de définition unique, de critère, hors la longueur et même celle-ci est variable !   Reste une direction, une exigence de forme et de fond : aller au-delà de l’anecdote et trouver la forme la plus propre à faire passer « l’effet » recherché et rester centré, concentré, explorer la contrainte du texte court et ses possibilités spécifiques. Elle pose de nombreuses questions d’écriture : les notions de récit, anecdote, temporalité, enchaînement d’actions, instant, rupture, continuité, construction…  La nouvelle stimule la création de formes narratives avec des problèmes formels spécifiques, ceux de l’exploration de la fiction brève, un univers concentré nécessitant une maitrise technique.   Souvent considérée comme une excellente école d’écriture, ce qu’elle est effectivement, elle ne doit pourtant pas être réduite à un exercice préparatoire ou à une amorce de roman, même si certaines nouvelles ont ensuite été développées en ouvrages longs.    Un art de la nouvelle?  S’il existe un « art de la nouvelle », quel est-il ? -  l’art de la forme et de la construction -  l’art de dégager, d’isoler, de ciseler -  de savoir choisir et de se limiter à un sujet restreint : s’en tenir à l’essentiel, de se focaliser sur un seul fait, un instant non ramifié tandis que le roman va déplier, développer - l’art de la sobriété des moyens, mais aussi l’art du non-dit, du silence, de l’omission.   La nouvelle donne un cadre, mais dans le sens d’une possibilité, d’une contrainte stimulante et d’un espace de liberté et va permettre d’aborder le texte long ainsi que de très nombreuses questions d’écriture. Elle impose de varier les formes sinon elle tombe vite dans la monotonie du procédé, notamment dans le cadre d’un recueil.  C'est à ce prix - invention, renouvellement de la forme - que la nouvelle peut échapper au sentiment d’un "genre limité", celui notamment de "l'histoire à chute" qui contribue à le décrédibiliser.     La nouvelle aujourd’hui, un art de la composition et une zone de résitance Plus je travaille sur la nouvelle, écriture de textes, animation de stages, et plus ce genre me passionne. Il permet de pratiquer la fiction non seulement comme un art de raconter, mais un art de la composition. La nouvelle, à la fois un art du détail et un art de l'ensemble : elle doit ressembler, à la fin,  à un betit bijou parfaitement poli. Elle dépasse le "texte court" par ses enjeux et fait entrer dans la totalité des enjeux de l'écriture de la fiction.   La nouvelle met en avant la possibilité de varier la structure de la fiction, offrant ainsi une liberté formelle plus large que le roman  : choisir un point de vue particulier, une temporalité complexe, une forme ambiguë de journal intime, une construction circulaire nette… Ce qui pourrait n’apparaitre que comme des jeux formels et littéraires permet au contraire de distiller des idées, une dimension dramatique, historique, humaine tout en échappant à la simplification du personnage ou du récit chargé de les symboliser. Le sens, porté par la forme, reste ouvert à la complexité, au doute, à l’ambiguïté. Il échappe à la clôture de l’explication et de l’exemplification, le lecteur perçoit les enjeux à un autre niveau que celui de l’évidence morale ou politique. Le sens est là, il parvient au lecteur, mais comme dans la vie, non comme une réalité ferme et définitive "montrée", "expliquée", "exemplifiée", mais comme une forme sous-jacente qui fait tenir l’enchainement des choses et des actes sans en dévoiler jamais totalement le secret. C’est en cela que la nouvelle peut constituer un pôle de résistance au rouleau compresseur du roman contemporain qui véhicule trop souvent une vision sans recul et sans complexité des enjeux de notre époque. La nouvelle offre une possibilité d’expression aux voix dissidentes éprises d’aventures littéraires authentiquement libres. En effet, le cadre de la nouvelle peut permettre de se libérer des injonctions que dissimule l’apparente multiplicité de la production romanesque contemporaine : l’injonction notamment de confirmer le lecteur dans ses convictions et de correspondre à ses attentes, la liberté de ne pas, forcément, lui ressembler.   Pour conclure, il me semble que l’essentiel, pour celui qui écrit des nouvelles, est de faire sienne cette phrase de Baudelaire qui s’applique à la nouvelle, à l’art - et peut-être à la vie ?   « Plus condensé que le roman, la nouvelle jouit des bénéfices éternels de la contrainte. » et de parvenir à faire coïncider cette conviction avec la nécessaire liberté de son travail d'écriture.      {loadmoduleid 197} 
23 janvier 2026
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À la veille de la publication de mon premier recueil de textes poétiques, j’ai ressenti le besoin de mettre des mots sur le travail sous-jacent à cette part de mon écriture. Travail poétique ? Cela sonne  comme une question, une affirmation, une légère inquiétude, parfois comme un soupir. Le mot "travail" ne me gêne pas, il me convient. Travailler, retravailler comme remettre la chose à l’ouvrage, mais selon quels critères? Dans quelles directions?   Il faut partir de l’écriture. Chaque jour ou presque se laisser porter par l'élan de la sensibilité, la sensation, l'instant, une rencontre de mots, une image, une phrase puis se retrouver face au texte. Poème ? Texte poétique ? L’intitulé n’est pas définitivement fixé. "Texte poétique" élude un peu l’enjeu. "Poème" prend le risque de l’imposture. Je les emploie tous deux.   D’abord s'interroger : est-ce que ça tient debout ? Et pour cela, lire, relire, se mettre à l’écoute, percevoir ce qui "va", ce qui "coince" comme un peu de gravier dans la roue du poème. Une sorte de conscience s’est installée ; ce que je pourrais appeler un  "baromètre esthétique" s’est développé au fil des années d'écriture, d'ateliers, de recherche. Il est là, permanent, agissant comme une injonction à rester fidéle à ce que je vais tenter d’expliciter ici.   Pas de règles définitives, pas de méthode point par point, un "travail", le mot s’impose de nouveau. Il commence par la traque de ce qui sonne faux. Le faux "ambiant" d'abord, celui qui m'environne, nous environne. Le "faux" du peu, du plat, du quotidien comme seul horizon. Et pour cela, résister à la simplification, cette tentante révérence à la facilité, celle qui veut plaire. Résister aux impératifs de vitesse qui tuent la complexité, aux pressions de la  standardisation et de l'accessibilité. Résister à l’appauvrissement, à l'envahissement par les éléments de langage faussement poétiques aussi bien qu'à la langue utilitaire. Résister à la dilution du sens et de la forme. A la tyrannie du "positif", du "Care", de la consolation et de la transparence. Résister aussi à mes enthousiasmes et, pour cela, trouver la juste ligne. Ne pas se contenter de traquer les répétitions qui alourdissent. Faire la part de l'intensité et de ses débordements, la part de l'intention nécessaire et de ses excès qui risquent d’asphyxier le texte. Je taille, beaucoup, c’est ce qui coûte le plus : couper ce qui hurle trop longtemps, ce qui veut trop en dire. Couper, mais sans perdre mon cap. Contenir le surplus d’émotions, d’intensité sensorielle et conceptuelle qui me porte, mais ne pas renoncer à la densité, à la concentration parfois oppressante – comme une respiration courte qu’on refuse d’élargir artificiellement. Laisser respirer par d'autres formes de silence et d'ouverture du texte, par la mise en page aérée et travaillée, j’y reviendrai. Garder mon cap, malgré une fragilité. Transformer la fragilité en précision, en exigence formelle, en nuances, en vigilance. En liberté ! La liberté de la forme, de la recherche musicale et de l'invention langagière.   Et accepter de payer le prix de cette voie étroite. Assumer le risque de l’incompréhension, du sentiment que beaucoup ne liront pas jusqu’au bout – ou du moins pas comme je l’espère. 
C’est le prix de la liberté et de la fidélité au mouvement intérieur qui m’anime. Je l’accepte, je choisis toujours, en dernier ressort, de ne pas le trahir. Ne pas trahir l’émotion, le plaisir, l’impression de quête de justesse qui guide mon travail, cette horlogerie minuscule, mes heures passées à engrener les sons, les rythmes et les blancs sur la page. Cette aventure dans la langue, ligne par ligne, indissociable de tout le temps consacré à écrire ce recueil.Chaque mot est pesé pour son potentiel de sens, de son et d'imaginaire, chaque passage à la ligne interrogé comme une ponctuation sonore et rythmique. Chaque ligne - ses mots, ses allitérations, ses assonances, ses reprises…- sculptée comme une miniature.La langue est ma matière première, une matière sensible à travailler comme un peintre travaille la couleur ou comme un musicien ses rythmes et ses timbres. J'aime faire cela, travailler les textes poétiques comme de la musique.   Et puis mon bonheur des images ! Même si je crois pouvoir affirmer qu’il y a beaucoup de passages sans images : mots seuls, évocation simples... j'utilise beaucoup d’images et de métaphores.Exploration des sensations, de leur rencontres, de leur mélanges, de la kinesthésie, références à d’autres domaines d’expérience… tout cela renforcé par le travail sur les sons, le vocabulaire, les rythmes… les images sont pour moi les meilleurs déclencheurs d’imaginaire. Ce ne sont pas des tableaux fermés, encore moins des miroirs, des copies. Finalement, le mot "image" me semble réducteur, je n'en vois pourtant pas de meilleur.   Pour qu’elles puissent pleinement remplir ce rôle, pour que les images fonctionnent comme des propulseurs d’imaginaires, il faut leur en laisser le temps. La lecture rapide, le survol leur couperaient les ailes. Cela dépend du lecteur, évidemment, et de sa lecture, mais pour l’inciter à prendre ce temps de l’imaginaire, je mise sur la mise en page. Elle fait partie du geste poétique. Textes courts, passages à la ligne, enjambement, changement et saut de page aèrent le texte, obligent le lecteur à s’arrêter. J’invite ainsi à une lecture fragmentée, discontinue. Tourner la page, c’est laisser reposer l’œil et l’esprit sur le blanc qui suit.  Les sauts de lignes, de pages, les blancs sont mes silences.Ces silences imposés entre les pages et les lignes sont presque aussi importants que les mots : ils en permettent "le bon usage", laissent l’espace nécessaire pour que le lecteur respire. Laisse l’image travailler, descendre en lui. Le saut de page joue le rôle du cadre ou de l’espace mural autour d’un tableau, un blanc "sémantique", poétique, un espace ouvert que le lecteur peut ressentir, combler, prolonger. Chaque fragment - paragraphe, page, double page isolée de blanc-  est travaillé comme une unité visuelle, sonore et émotionnelle autonome, un espace  à habiter, un tableau qu’on peut regarder longtemps, ou quitter, reprendre plus tard. Pas une explication à suivre, pas une péripétie.   Reste les interrogations sur le sens de ce travail. Ce qui est certain, c'est que mon positionnement esthétique, malgré son champ d'application un peu dérisoire, se manifeste avec la force d'une nécessité : comme une sorte de stratégie d'adaptation à la réalité. L’élaboration poétique, cet infime, presque inaudible, travail sur le monde, marque ma volonté de ne pas le laisser totalement tel qu'il est. La condition d'un monde où je peux vivre.   Pour cela, j’explore les thèmes qui reviennent, ceux de mes liens à ce monde. Les saisons, l’eau, le vent, le schiste cévenol. Les arbres. La douleur, la solitude, la perte. La beauté, la lumière. L'amour également. L'écriture poétique ne les “raconte” pas, elle les "transforme en forme" par une alchimie de musique et de mots. C'est une autre façon de témoigner, indirecte, éprise de langage. Ainsi, mon travail poétique, reprend ce qui est venu, l'intuition, la pulsion langagière pour les structurer, les préciser, les ciseler en fragments concentrés. Les penser aussi. Car ma poésie se  pense et se critique elle-même avec un seul précepte : garder mon cap et mon regard qui porte le sensible et ne s'y réduit pas, imprime la pensée dans la forme. Un travail poétique, formel.  Existentiel aussi.Une quête de spiritualité qui s'échappe toujours, incapable de se satisfaire des formes qui lui sont proposées, mais toujours en recherche. Ne pouvant renoncer à l'évidence d'une verticalité dans un monde qui trop souvent l'écrase ou la disqualifie. Une verticalité ? Quelque chose qui traverse, pas une promesse, une quête qui ne se contente pas de l’horizontalité du monde tel qu’il va. Refuse la dilution dans l’utile, dans l’efficacité.Le poème devient alors, par le travail, par ce qu’il cherche, dans cette tension maintenue, peut-être, moins un texte qu’une manière de tenir.
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Disparition

Texte : épilogue en marchant Atelier Épilogue en marchant
Ma fille n'est jamais revenue en Europe.
À l'hôtel ils me disent : on se souvient vaguement d'elle, mais bon, pour nous, sans vous vexer, un blanc ressemble à un blanc. Je leur montre une photo. Oui, vaguement. Rien de plus. Pourtant, elle a du chien, ma fille. Elle ne peut laisser indifférent !
Où fouiller d'autre ? Interroger oui, mais qui ? Comment ? J'agrippe mon sac, prends un plan de la ville à l'accueil et marche vers le centre, aux côtés d'un traducteur engagé pour l'occasion. On parle peu. Pas la tête à ça. Pas grand monde sur le chemin. On arrive dans la rue principale. Ici, la foule. Et si je la croisais ? Si, sans rien dire, elle avait choisi de disparaître ? Ça lui ressemble si peu. Je scanne, je scrute. Mon regard ratisse : une silhouette mince, à la marche dynamique, des vêtements colorés, de longs cheveux raides foncés, parfois relevés en un chignon chiffonné. Rien. Personne. Elle est venue dans le centre le premier jour. Non, il ne savait pas où. Elle était partie seule, à pied. Alors, je me baigne dans la foule des ladakhis et des touristes, l'homme qui m'accompagne interroge pour moi, montre son image aux vendeuses de fruits et légumes, assises à même le sol sur les trottoirs, une qui vend des abricots séchés parce que ma fille adore les abricots séchés, « vous savez, il en défile des touristes ici ». Je suis sûre qu'elle a dû lui parler, acheter un sac de ces fruits, mais à quoi ça me sert de savoir, ça ne me la rendra pas. Était-elle venue lui en acheter une fois ou plusieurs ? Accompagnée ? Ou pas ? Déjà la première fois ? Ou après ? Par qui ? Un Européen ? Un Indien ? Oui, ça pourrait être un Indien, rencontré je ne sais où. Mais non, elle tient tellement à son célibat, à sa liberté. Elle ne va pas faire ça.
Et là, plus loin, ce temple ? Ces derniers temps, elle s'intéressait au bouddhisme. Elle venait ici pour ça. L'interprète ne me lâche pas d'un pas, silencieux. Il ne s'adresse à moi que pour traduire. Interroger un moine. Celui-ci ne se souvient pas. Commander une eau dans un café, installé sur un coin, peut-être y avait-elle été, peut-être allait-elle y être ? Non, pas ici, non plus. Pas de trace d'elle, pas vue, pas entendue. Monter au fort. On entame la côte. Non, elle n'a pas dû faire ça. Mon souffle est court, sûrement le sien aussi. L'air est trop rare. J'attendrai quelques jours. Comme elle, sans doute.
À l'hôtel, avait-elle mangé à la même table que moi, le soir ? À la même place. À regarder cette moche photo du Taj Mahal encadrée or et pendue à un mur recouvert d'un papier fleuri défraîchi ? À voir et entendre des gens parler à la télévision, en continu, sans rien en comprendre ? Il m'avait bien dit, c'est ici qu'ils l'ont attendue au moment du repas. Et qu'ils ne l'ont jamais revue. Avait-elle aussi dormi dans la chambre 7 ? S'était-elle allongée dans le même lit ? Avait-elle regardé la même tache brune au plafond ?
Je marche, j'arpente Hemis, le temple qu'ils ont visité. Sans savoir comment chercher. Que tenter de repérer ? À qui m'adresser ? Ma tête tourne. C'est le jour de la visite de ce temple, qu'elle avait disparu, il m'avait dit, elle semblait normale, oui, aucun indice de quoi que ce soit. Avant de les rejoindre pour dîner, elle voulait encore prendre une douche. Alors, sa compagne de chambre était descendue sans elle.
Je retraverse la ville, plaque des avis de recherches dans tous les commerces, tous les cafés, tous les hôtels que je croise. Et les postes de police aussi. J'ai retrouvé chez elle une photo qui la représente bien. Ses cheveux brun foncé couvrent ses épaules, son regard pétille tel celui d'une femme joyeuse et volontaire. Au bout de trois semaines, je rentre. Bredouille.
6 mois plus tard, je retourne. En plus du traducteur, je loue les services d'un guide pour prospecter autour de Leh. Faire les routes et chemins à pied pour mieux explorer. Toujours rien. Personne. Si elle vit quelque part, où, avec qui, est-elle contrainte ou consentante ? Souffre-t-elle ou est-elle heureuse ? Je sais qu'elle est forte, mais, dans certaines circonstances, elle pourrait devenir vulnérable.
J'emboîte le pas au guide. On traverse un village. Il marche. Aussi vite que les mots tournent dans mon crâne, labourent mon cœur. La voix qui m'a raconté tout ça. La voix d'un homme de l'agence. Froide. Le récit aussi. Froid. Sous mes pieds, un sol sans obstacle, des nuages de poussière se soulèvent sous mes pas. Je scrute, j'explore, mon regard à droite, à gauche. J'avance encore. Des maisons en bois, un chemin partant vers un ruisseau, je le suis, ne vois rien. C'est comme chercher une cuillère d'eau sans particule de plastique dans l'océan. Au bout de trois semaines de recherches, je rentre. Bredouille.
Six mois plus tard, je retourne. J'évite l'hiver et ses températures négatives jusqu'à moins trente. Si elle est vivante, qu'est-ce qu'elle doit avoir froid. Elle a toujours mal supporté le froid. Donc, elle ne peut pas avoir décidé de disparaître dans ce pays avec un tel climat. J'engage toujours le même traducteur, le même guide. Reprends le parcours dans la ville. Élargis encore mes recherches. Montant toujours plus haut. Je m'arrête aux cols, marche sous les chapelets de drapeaux de prière, respire avec peine, aspire à redescendre parce que, parfois, l'inconfort m'assaille. Du manque d'air, du manque d'elle. Je ne peux me résoudre à simplement attendre. Je ne la laisserai pas tomber, je ne flancherai pas. Je ne peux faiblir, oublier. Ne pas savoir m'est insupportable. Et mon cœur qui s'est mis à s'emballer, depuis sa disparition. Qui s'est mis à m'inquiéter. Lui aussi. Je n'ai aucune piste. Je rentre.
Six mois plus tard, je retourne à nouveau. J'élargis le champ de mes recherches. Je passe des cols, encore, vais au lac Tso Moriri, arpente le village, puis rejoins le campement de nomades planté là-haut au creux de la montagne, m'adresse aux enfants qui jouent à chevaucher des ânes et ne savent ce qu'est une pièce de lego, à des adultes qui font un feu pour y poser une casserole au cul tout noir de fumée, dans laquelle mijote une préparation de quelques légumes flottant dans de l'eau bouillante. Heureusement, ils ne me proposent pas de partager, parce que j'aurais dû faire honneur et accepter. Toujours rien. Personne. Aucun signe d'elle. Ma fille. Ma chair.
Je ne lâcherai pas. Je ne la lâcherai pas. Je continuerai à plaquer des avis de recherches dans tous les commerces, tous les cafés, tous les hôtels que je croise. Tous les villages. Même dans les entrées des temples. Sans relâche. Je remplacerai ceux que le temps aura rendus illisibles. Et si, aujourd'hui, son regard s'était éteint ? Ses cheveux coupés ? Qu'elle ne ressemblait plus à la femme que j'ai connue, à la femme de la photo ?
Je ne sais pas si je la retrouverai ou si elle reviendra. J'espère toujours et encore. Mais parfois je me décourage, je me tourmente de ne pas savoir et m'engouffre alors dans mon imaginaire. Et j'imagine le pire. Oui le plus souvent le pire parce que les angoisses m'assaillent. Morte, ma fille ? Torturée ? En bonne santé ? Délabrée ? Mangée par un animal sauvage ?
Je n'en peux plus d'attendre. Je n'en peux plus de chercher. J'ai tout tenté. Tout. Il y a cinq ans, ma fille a disparu et je ne sais toujours pas si elle est morte ou si elle vit quelque part.
Depuis cinq ans, je ne peux m'empêcher de me souvenir. Mais parfois, j'aimerais tellement l'oublier.


Anouk. 14-02-25

Les caravelles
Textes de Michel Castanier

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Commentaires 1

Sylvie Reymond Bagur le vendredi 28 mars 2025 11:32

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